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Liban : la Maison-Blanche apporte son soutien au président Siniora

par David McKeeby

Washington - La Maison-Blanche a exprimé son soutien au président du Liban, M. Fouad Siniora, alors que son gouvernement affrontait des militants liés au réseau Al-Qaïda et qu'il continuait à chercher à créer un tribunal international chargé de juger les auteurs de l'assassinat, en 2005, de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.

Le 22 mai, le porte-parole de la Maison-Blanche, M. Tony Snow, a déclaré à ce sujet : « Nous estimons que les organisateurs de ces attaques ont deux objectifs clairs, à savoir porter atteinte à la sécurité du Liban et détourner l'attention de la communauté internationale des efforts visant à établir un tribunal spécial pour le Liban. »

Les forces libanaises de sécurité poursuivent actuellement une opération destinée à chasser une cinquantaine de militants du camp de Nahr-el-Bared, qui abrite 31.000 Palestiniens, non loin de la ville de Tripoli. Ces militants font partie d'un groupuscule connu sous le nom de Fatah-al-Islam, qui a des liens avec le Fatah Intifada pro-syrien et qui prétend avoir des liens avec Al-Qaïda.

Selon des informations parues dans la presse, au moins 60 personnes ont été tuées lors des affrontements, notamment 15 militants dont certains seraient originaires du Bangladesh, du Yémen et d'autres pays musulmans.

Les militants utilisent des armes perfectionnées, notamment des canons antiaériens, des mortiers et des lunettes de vision nocturne, et certains sont équipés d'une ceinture d'explosifs comme celle utilisée par les terroristes kamikazes, ont indiqué des membres de l'armée libanaise.

Alors qu'elle accueillait le ministre suédois des affaires étrangères, M. Carl Bildt, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a déclaré : « Le gouvernement Siniora lutte contre un ennemi extrémiste très dur et le Liban fait ce qu'il faut pour tenter de protéger sa population et d'affirmer sa souveraineté. Nous soutenons totalement le gouvernement Siniora et ce qu'il essaie de faire. »

Un convoi de secours de l'ONU a fait l'objet de tirs alors qu'il tentait de fournir des vivres à des familles bloquées chez elles par les affrontements, et des organismes d'aide s'attendent à l'évacuation de 10.000 habitants. Selon des informations de source libanaise, 200 habitants de ce camp ont participé à une manifestation visant à inciter les militants à quitter Nahr-el-Bared et à cesser de les mettre en danger.

Des responsables libanais ont accusé la Syrie d'être l'instigateur de la violence et ce afin de bloquer les enquêtes sur l'attentat à la bombe qui avait tué l'ancien premier ministre en 2005. Bien que la Syrie rejette ces accusations, les résultats préliminaires d'enquêtes de l'ONU laissent penser que les services syriens de sécurité pourraient avoir été impliqués dans cet attentat.

« Il est clair, a dit M. Snow, que les Syriens sont hostiles aux enquêtes sur l'assassinat de Rafic Hariri ; ils ne s'en sont guère cachés. Nous pensons qu'il importe d'établir un tribunal international pour découvrir le fin fond de cette affaire. »

Des forces de l'ONU sont déployées dans le sud du Liban depuis les affrontements en août 2006 entre des militants du Hezbollah soutenus par la Syrie et les forces armées israéliennes, et M. Snow a déclaré que le Liban pouvait compter sur le maintien du soutien des États-Unis alors qu'il était en proie à une nouvelle crise.

Pour sa part, le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, a confirmé, le 22 mai, que le gouvernement Siniora venait de demander une aide militaire en plus des 40 millions de dollars que les États-Unis lui avaient fournis au cours des deux dernières années.

« Nous ne tolérerons pas, a dit M. Snow, les tentatives de la Syrie, des groupes de terroristes ou de tout autre élément en vue de retarder ou de faire dérailler les efforts du Liban visant à consolider sa souveraineté, à obtenir que justice soit faite en ce qui concerne l'affaire Hariri et à faire face à la violence qui continue de sévir dans le pays. » 

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À New York, après une séance de travail du Conseil de sécurité, le représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU, M. Zalmay Khalilzad, a répondu aux questions de la presse au sujet de la violence au Liban et de son éventuel lien avec la création d'un tribunal spécial pour le Liban.

« Cette violence, a-t-il indiqué, n'empêchera pas le Conseil de sécurité d'agir. Elle nous incitera encore plus, et je parle maintenant au nom de mon pays, à faire des progrès dans les prochains jours. »

Le gouvernement libanais a demandé l'aide de l'ONU, a-t-il dit en ajoutant : « Je ne crois pas qu'il soit de notre intérêt ou de celui du Conseil de sécurité de le décevoir. »
Source : usinfo.state.gov -
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* Image : http://bensguide.gpo.gov/3-5/symbols/print/whitehouse_front.html


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