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La réforme de l’orthographe : chevals ou chevaux ?

Le cardinal de Richelieu, fondateur de l' Académie française (1635).

Quelle est la position de l’Académie française vis-à-vis de la réforme de l’orthographe ? Tolerance.ca ®, qui a déjà examiné ce dossier, a posé la question aux responsables de cette institution. Voici leur réponse :

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Comme vous le savez, l’Académie a décidé de soumettre à l’épreuve du temps les rectifications orthographiques proposées par le Conseil supérieur de la langue française qu’elle a adoptées en 1990 et dont elle recommande l’usage dans la neuvième édition de son Dictionnaire. 

En tout état de cause, le quatrième et dernier tome de cette édition ne sera mis pas à la disposition du public avant trois ou quatre ans (le premier tome est paru en 1992, le deuxième en 2000, et le troisième sera mis sous presse dès 2008). Tous les usagers de la langue disposeront donc bientôt d’un outil de référence certain : c’est, à n’en pas douter, la manière la plus sûre de faire entrer dans l’usage les aménagements et les ajustements que notre Compagnie a approuvés et que bon nombre d’enseignants et de chercheurs, en France comme à l’étranger, appelaient depuis longtemps de leurs vœux.

Cet étalement de la publication laisse à l’usage le temps de s’établir et offre aux lexicographes le loisir de le constater. Sitôt l’édifice achevé, l’Académie française, comme ses statuts et règlements lui en font obligation, préparera une nouvelle édition de son Dictionnaire, qui devra prendre en compte les évolutions linguistiques marquantes intervenues au cours des dernières décennies. Elle jugera alors, comme elle s’y était engagée, de l’accueil réservé par le public, la presse et l’édition aux recommandations qu’elle a fait siennes, après consultation des organismes compétents dans les divers pays francophones associés à cette entreprise. Force est de constater à l’heure actuelle une grande diversité dans l’application des dispositions préconisées par le Conseil supérieur et, conséquemment, dans la manière dont les dictionnaires en font mention. En Suisse ou en Belgique, elles bénéficient d’une application plus large et sont intégrées depuis longtemps aux programmes d’enseignement. D’un pays à l’autre, la place accordée aux graphies rectifiées par les administrations et organismes publics est très variable, selon les domaines d’activité. Tel était le vœu de l’Académie : privilégier la voie lente mais sûre de la concertation et de la recommandation, en refusant le double écueil de la simple tolérance orthographique et de l’imposition autoritaire de normes, dont les effets peuvent être imprévisibles s’agissant de cet élément essentiel de notre patrimoine culturel et de ce témoignage vivant de notre identité nationale qu’est la langue.

De tout cela, il faudra le moment venu tenir compte, et il conviendra, à la lumière des éléments d’information qui auront été ainsi réunis, de tirer lucidement les conséquences des modifications durables constatées dans l’usage : la langue est une réalité vivante, et c’est pourquoi il faut sans cesse reprendre le travail qu’on vient d’achever. Ce bilan inspirera les principes qui guideront l’Académie dans la nouvelle édition de son Dictionnaire. Elle ne manquera pas de faire connaître sa position dès qu’elle se mettra à l’ouvrage.

Vous trouverez une synthèse sur "l'Académie française et les rectifications orthographiques de 1990" sur notre site www.academie-francaise.fr , dans la rubrique La langue française, "Questions courantes", article "Rectifications de l'orthographe". Ce texte a été actualisé cette année.

Avec nos cordiales salutations,

Le Service du Dictionnaire

*

Donc chevals ou chevaux ? Pour connaître la réponse, lire la suite de cet article.

Pour le pluriel de ce mot, voici la recommandation de l’Office québécois de la langue française :

Le pluriel de cheval est, et reste, chevaux. La croyance qui veut que la forme chevals au pluriel soit maintenant acceptée est tout à fait fausse et ne vient pas d’un avis quelconque de l’Office ni des propositions de rectifications de l’orthographe, il s’agit là d’une sorte de « légende scolaire » qui doit être démentie.

Source :
http://www.oqlf.gouv.qc.ca/actualites/capsules_hebdo/actualites_terminolinguistique/rappel_cheval_20050909.html

Sur la réforme de l’orthographe, on pourra consulter aussi les sites suivants : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rectifications_orthographiques_du_fran%C3%A7ais

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3275

http://www.oqlf.gouv.qc.ca


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