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Égypte. Les Bahá'ís victimes de discrimination

LE CAIRE – Dans une cause suivie de près qui est devenue le point de mire d’un débat national sur la liberté de religion, le Tribunal administratif suprême égyptien refuse aux bahá’ís le droit d’être dûment inscrits sur les documents gouvernementaux.

La décision réaffirme la ligne de conduite actuelle du gouvernement, une règle qui oblige les bahá’ís soit à mentir en ce qui concerne leurs croyances religieuses ou à renoncer à leur carte d’identité officielle. La règle a pour effet de priver les bahá’ís égyptiens de l’accès à la plupart de leurs droits de citoyens, dont l’éducation, les services financiers et même les soins médicaux.

« Nous déplorons le jugement du tribunal dans cette cause, un jugement qui contrevient à un vaste ensemble de lois internationales sur les droits humains et la liberté de religion auxquelles a consenti l’Égypte depuis longtemps », affirmait Bani Dugal, la représentante principale de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations Unies.

« Étant donné qu’il s’agissait de la dernière voie d’appel dans cette cause particulière, le jugement de la Cour menace de faire des membres d’une communauté religieuse entière des non-citoyens, sur la seule base de leur croyance religieuse. Nous espérons maintenant que le débat public à ce sujet obligera le gouvernement égyptien à corriger ces lignes de conduite discriminatoires », a ajouté Mme Dugal. « Cela pourrait se faire soit en autorisant les bahá’ís à être reconnus sur les documents officiels, en abolissant complètement l’inscription de l’appartenance religieuse ou, simplement, en permettant que le mot « autre » soit inclus légalement dans les formulaires officiels d’identification. »

La cause découle d’une action en justice contre le gouvernement par un couple, Hossam Ezzat Moussa et son épouse, Rania Enayat, qui s’étaient vu retirer leurs cartes d’identité et leurs passeports après avoir demandé qu’on ajoute les noms de leurs filles à leurs passeports, dans lesquels la foi bahá’íe était indiquée comme étant leur religion. 

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En Égypte, tous les citoyens doivent indiquer leur appartenance religieuse sur leurs papiers d’identité officiels ou autres documents, et la règle de conduite actuelle exige qu’ils choisissent parmi les trois religions officiellement reconnues : l’islam, le christianisme et le judaïsme.

En avril, un tribunal administratif inférieur avait émis un jugement favorable, affirmant que l’État devait leur émettre des cartes d’identité identifiant dûment leur religion. Le jugement affirmait que, même si le gouvernement ne reconnaissait pas la foi bahá’íe, les adeptes de cette religion devaient quand même se voir reconnaître le droit d’indiquer leur appartenance religieuse sur les documents officiels.

Ce jugement avait soulevé un tollé parmi les éléments extrémistes de la société égyptienne, qui s’objectaient à toute mention officielle d’une religion autre que celles mentionnées dans le Qur’án, ce qui avait ouvert un débat houleux sur les questions de liberté religieuse et de tolérance.

Depuis le mois d’avril, plus de 400 articles, textes, commentaires et émissions sont apparus dans les médias égyptiens et arabes au sujet de la cause et de ses retombées. Aussi, des organismes indépendants pour les droits humains, ici et à l’étranger, ont suivi attentivement le dossier.

En mai, le gouvernement a interjeté appel du jugement du tribunal inférieur, ce qui a porté le cas devant le Tribunal administratif suprême.

Une dernière audience de la cause a eu lieu le 2 décembre, audience au cours de laquelle les avocats bahá'ís ont plaidé en faveur du rejet de l’appel gouvernemental, selon le principe voulant que la loi égyptienne soutienne pleinement le verdict du tribunal inférieur. À ce moment, le Tribunal a déclaré qu’il rendrait son jugement en date du 16 décembre 2006.


Pour de plus amples informations, consulter : http://news.bahai.org/

Pour obtenir plus d’informations, contacter Gerald Filson à Toronto au 416-587-0632
Source : news.bahai.org -
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