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Iran : échec des ultraconservateurs

La lutte pour les sièges à l'Assemblée des experts a éclaté entre le camp des ultraconservateurs dirigé par Mohammad Taghi Mesbah Yazdi, parrain spirituel du président Ahmadinejad, et les forces conservatrices modérées avec à leur tête Ali Hachémi Rafsandjani qui avait été élu à deux reprises président de l'Iran avant 1997. 

Au cours des élections nationales qui ont eu lieu à la fin de la semaine dernière en Iran les ultraconservateurs du camp du président en exercice Mahmoud Ahmadinejad ont essuyé un échec. 

Le ministère iranien des Affaires étrangères a publié hier les premiers résultats préalables des élections nationales qui avaient eu lieu parallèlement avec les municipales en province et l'élection à l'Assemblée des experts, organe constitutionnel suprême qui a le pouvoir de nommer, de superviser l'activité et éventuellement de démettre le guide suprême de la République islamique. L'Assemblée est composée de 86 dignitaires religieux élus pour dix ans.

La lutte pour les sièges à l'Assemblée des experts a éclaté entre le camp des ultraconservateurs dirigé par Mohammad Taghi Mesbah Yazdi, parrain spirituel du président Ahmadinejad, et les forces conservatrices modérées avec à leur tête Ali Hachémi Rafsandjani qui avait été élu à deux reprises président de l'Iran avant 1997.

D'après des données préalables, à Téhéran, Rafsandjani avait sur son concurrent le plus proche une avance de 400.000 voix tandis que Yadzi venait en sixième position. On comprend d'ores et déjà que les ultraconservateurs auront à l'Assemblée moins de la moitié de sièges alors qu'ils ont été majoritaires dans la législature précédente.

De l'avis des observateurs, le succès inattendu de Rafsandjani est dû à ce que les "conservateurs modérés" ont formé un front uni avec les réformateurs conduits par l'ancien président Mohammad Khatami. Les experts évoquent aussi une baisse d'influence des ultraconservateurs.

"On a l'impression que l'Iran est un peu fatigué d'Ahmadinejad. Il faut une politique plus pondérée qui ne susciterait pas autant d'irritation dans le monde", affirme le politologue Alexeï Malachenko. Avec la nouvelle Assemblée des experts le guide suprême l'ayatollah Khamenei ne pourra plus apporter un soutien inconditionnel au président comme cela a été le cas avant les élections, affirme le directeur général du Centre d'étude de l'Iran contemporain, Radjab Safarov. Cependant, cela ne signifie pas un abandon public du programme nucléaire, bien que des concessions soient possibles, fait remarquer Alexeï Malachenko. 

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L'Iran insiste sur son droit de posséder le cycle complet nucléaire, y compris l'enrichissement d'uranium. Cela préoccupe la communauté internationale qui craint que Téhéran n'utilise son programme nucléaire à des fins militaires. Les six pays médiateurs (cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et Allemagne) demandent à l'Iran d'arrêter toutes les activités d'enrichissement d'uranium.

A l'heure actuelle, le Conseil de sécurité de l'ONU poursuit des consultations sur le texte d'une résolution sur l'Iran prévoyant des sanctions contre ce pays pour son refus de fournir à la communauté mondiale toutes les garanties que son programme nucléaire ne comporte pas de volet militaire.
Source : fr.rian.ru -
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