Étudiants étrangers : des mesures pour en attirer un plus grand nombre à Montréal
par
Véronick Talbot, collaboratrice, engagée dans le cadre de nombreux projets d'étudiants de Tolerance.ca
Montréal – Consciente de l’apport important des étudiants étrangers à la société québécoise, la Conférence régionale des élus (CRE de Montréal) souhaite attirer davantage les étudiants internationaux vers nos cégeps et universités. Ces élèves, en plus d’injecter annuellement entre 250 et 400 millions de dollars dans notre économie, représentent un bassin privilégié pour l’immigration. Même lorsqu’ils retournent dans leur pays, « ils représentent un investissement pour notre communauté, car ils constituent à plusieurs égards des ambassadeurs pour Montréal, précise Denis Therrien, président du chantier L’ouverture aux citoyens du monde. Ils ramènent avec eux une connaissance de nos entreprises et de notre savoir-faire qui nous permet de tisser plus facilement des liens d’affaires », précise-t-il.
Le 13 novembre dernier, la Conférence régionale des élus (CRE de Montréal), les quatre universités montréalaises, la Fédération étudiante universitaire du Québec, le Regroupement des collèges du Montréal métropolitain, Montréal International, ainsi que le Forum jeunesse de l’Île de Montréal ont fait 22 recommandations pour attirer davantage les étudiants internationaux, faciliter leur intégration et les garder dans la province suite à leurs études. Ces recommandations sont regroupés dans un avis intitulé : Intensifier les efforts pour attirer et retenir les meilleurs étudiants internationaux à Montréal.
Montréal est populaire
La ville de Montréal compte 17,000 étudiants internationaux, ce qui représente 79% de l’ensemble des élèves étrangers au Québec. Un sondage mené dans le cadre de ce projet révèle d’ailleurs que la plupart d’entre ceux-ci choisissent cette ville afin de vivre une expérience culturelle différente, pour la réputation de ses établissements et pour sa réputation générale. Ce même sondage démontre aussi que 30% des étudiants internationaux ont entendu parler en bien de Montréal par un de leurs amis, ce qui a renforcé leur choix de venir s’installer ici.
17 000 étudiants : c’est bien, mais ça pourrait l’être davantage
Néanmoins, malgré ces chiffres encourageants, M. Therrien est convaincu qu’il est possible de faire mieux, et que d’ici dix ans il serait même possible de voir ce nombre doubler. Plusieurs statistiques l’appuient : selon les données du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, l’effectif étudiant étranger dans les cégeps de la métropole a augmenté de 45% entre 2000 et 2004, alors que dans les universités, il a connu une hausse de 30%. Cela s’explique entre autres par la mobilité internationale des jeunes aux études qui ne cesse de s’accroître depuis quelques années, surtout en provenance des pays de l’OCDE. C’est donc maintenant qu’il faut faire des modifications adéquates au sein des établissements afin d’attirer le plus grand nombre de ces jeunes et les retenir par la suite. « Nous devons actualiser l’ensemble de nos mesures d’attraction et d’intégration si nous voulons rivaliser avec les autres grandes villes du monde qui les convoitent avec insistance », a affirmé Carole Lamoureux, vice-rectrice aux études à l’Université du Québec à Montréal. Bref, il s’agit d’assouplir certaines règles et d’offrir des services d’accueil et de soutien facilitant une intégration plus précoce.Source : newswire.ca -
vendredi 17 novembre 2006
Cet article fait partie d'une série sur la diversité des valeurs et des croyances religieuses dans les milieux collégial et universitaire réalisée grâce à la contribution financière de :