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La violence conjugale est plus répandue au Nunavut et au Québec

En 2006, la violence conjugale était plus répandue au Nunavut et au Québec, et moins fréquente en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, selon les données de la police analysées par le Centre canadien de la statistique juridique.

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Plus de 38 000 affaires de violence conjugale ont été signalées à 149 services de police dans l'ensemble du Canada en 2006, ce qui représente environ 15 % des affaires de violence déclarées.

Dans chaque province et territoire, environ 8 victimes de violence conjugale sur 10 étaient de sexe féminin en 2006. Peu importe le sexe de la victime, la violence conjugale survenant entre partenaires actuels était deux fois plus fréquente que la violence entre ex-partenaires.

Les voies de fait simples étaient l'infraction violente entre conjoints la plus souvent signalée (61 %). Suivaient les voies de fait graves (14 %), les menaces (11 %) et le harcèlement criminel (8 %). Les voies de fait simples et graves étaient généralement plus courantes dans les provinces de l'Ouest et dans les territoires, alors que les affaires de harcèlement et de menaces étaient plus fréquentes au Québec.

Dans les cas où les victimes étaient de sexe masculin, 23 % avaient subi des voies de fait graves; la proportion correspondante pour les femmes victimes s'élevait à 13 %. Les affaires de harcèlement criminel et de menaces visaient plus souvent les femmes que les hommes.

La police a porté des accusations dans la majorité (77 %) des affaires de violence conjugale. Les affaires commises contre des femmes étaient plus susceptibles de mener à une accusation que celles qui visaient des hommes.

Parmi les provinces et les territoires, ce sont le Manitoba, l'Ontario, le Yukon et le Nunavut qui ont affiché les plus forts taux d'inculpation relativement aux affaires de violence conjugale.

La violence conjugale comprend les actes de violence commis par des partenaires mariés, séparés et divorcés et par ceux qui vivent en union libre.

Les données proviennent d'une enquête menée auprès de 149 services de police dans l'ensemble du Canada, qui desservaient environ 90 % de la population du Canada en 2006. Comme il peut être difficile pour un grand nombre de victimes de parler des actes de violence conjugale, ces affaires ne sont pas toutes signalées à la police. L'analyse ne porte donc que sur les affaires de violence conjugale qui ont été communiquées à la police.

Des différences entre les provinces et les territoires en ce qui concerne les pratiques de mise en accusation peuvent être liées aux variations de la répartition des types d'infractions à l'étendue du pays, ainsi qu'à des pratiques et des ressources policières différentes.


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